Avec plus d’un million d’habitants et 550 000 emplois, le Grand Genève connait une croissance continue. Ses ménages bénéficient en moyenne d’un niveau de vie plus élevé que la moyenne des ménages français ou suisse. Le territoire propose des emplois à haute-valeur ajoutée et les niveaux de salaires suisses bénéficient aux travailleurs transfrontaliers et à leurs familles.
Comme les autres métropoles européennes, le Grand Genève connait un phénomène de métropolisation qui se traduit par la concentration des activités économiques, des services et des infrastructures dans le centre de l’agglomération avec un étalement urbain et le déplacement de l’habitat en périphérie. La majorité des emplois sont concentrés dans le centre, et plus particulièrement dans la partie suisse. Les périphéries accueillent une grande partie de l’habitat, ce qui accroît les besoins de mobilité. Ce phénomène est exacerbé par la présence de la frontière et de deux monnaies différentes.
Compte tenu de l’attractivité du territoire et de sa dynamique démographique et économique, c’est entre 200 000 et 400 000 nouveaux habitants qui pourraient y vivre d’ici à 2050 (source Observatoire statistique transfrontalier). Ces chiffres ne constituent pas des objectifs politiques : ils reflètent la poursuite des tendances actuelles et invitent le territoire à s’y préparer.
Construire des logements, au bon endroit et pour toutes les populations
En 2021, 519 928 logements accueillaient la population du Grand Genève.

Le territoire connait une situation très tendue, avec des besoins de logements qui ne trouvent pas toujours de réponses et poussent la population à habiter toujours plus loin des centres principaux, augmentant ainsi les besoins de déplacement pour le travail et les activités du quotidien. Ces difficultés sont accentuées par les couts fonciers et immobiliers et des réticences locales aux projets de construction.
Pour répondre aux besoins des habitants, au-delà de la construction de nouveaux logements, la typologie (superficie, nombre de pièces, accessibilité PMR, etc.) et la cible (logements à vocation sociale, intermédiaires, libres) font également partie des réflexions.

Préserver les emplois et répondre aux besoins des habitants
La concentration de l’emploi est forte dans le Canton de Genève qui offre des conditions de rémunération particulièrement attractives à l’échelle suisse et française. Le Genevois français compte également de nombreux emplois industriels, notamment dans la vallée de l’Arve, le bassin bellegardien et l’agglomération de Thonon. L’agriculture, historiquement importante, connait une baisse de ses effectifs. Les emplois localisés dans le district de Nyon sont majoritairement tertiaires, avec toutefois un secteur industriel de pointe en développement (pharmaceutique, informatique).
Dans tout le Grand Genève, la croissance démographique génère également des emplois dit « présentiels » qui répondent aux besoins quotidiens des habitants (services, commerces, etc.).

Genève concentre près de 70 % des emplois, principalement dans les villes et les zones d’activité.
À l’échelle de l’agglomération, les leviers pour réduire les déséquilibres franco-suisses sont limités car les conditions-cadres économiques (législation, fiscalité, contexte international, etc.) ne relèvent pas des compétences des collectivités locales.
Cependant, les pouvoirs publics locaux adoptent une attitude pro-active pour aider l’implantation d’entreprises, notamment en acquérant du foncier. Le foncier économique fait d’ailleurs désormais l’objet de planifications dans tous les territoires de l’agglomération (Plan directeur cantonal à Genève, Stratégie régionale de gestion des zones d’activités pour le district de Nyon et Schéma métropolitain d’accueil des entreprises en France).