Une grande diversité de paysages urbains, naturels, ruraux, lacustres et montagnards forme ce que l’on appelle « le socle du vivant » du Grand Genève.
Les espaces naturels, agricoles, forestiers et aquatiques couvrent 84 % du territoire de l’agglomération. A la fois supports de production agricole, d’activités humaines, de loisirs et d’habitats pour la faune et la flore, ces espaces sont soumis à une forte pression liée aux activités humaines.
Participant à la qualité de vie et à l’identité du Grand Genève, ces paysages représentent un patrimoine commun qu’il est essentiel de préserver, de connecter et de revitaliser. Ils rendent de nombreux services écosystémiques qui permettent entre autres de lutter contre le réchauffement climatique et de s’adapter à celui-ci.

En garantissant des ressources de proximité, ils contribuent à la résilience du territoire. Au-delà des bénéfices pour les habitants, il s’agit aussi de garantir des conditions favorables au développement de la faune et de la flore.
Répondre aux défis d’une agglomération en croissance
Par leurs actions, les partenaires du Grand Genève doivent répondre aux défis d’une agglomération en croissance tout en prenant soin de ces richesses paysagères.

La sauvegarde et la mise en valeur de ces espaces reposent sur la reconnaissance de leur structuration en réseau. Le renforcement des liens entre ces espaces est indispensable pour garantir leur bon fonctionnement et promouvoir durablement leurs fonctions sociales, écologiques et territoriales.
Le paysage du quotidien bénéficie d’une attention particulière dans la conception d’espaces publics de qualité, articulés avec la mobilité douce, les transports en commun et les dynamiques urbaines, tout en assurant une continuité avec les espaces agricoles et naturels.
Le cadre environnemental au cœur des enjeux de développement
Initié à l’échelle de l’agglomération transfrontalière dès 2007, le Projet Paysage a vocation à valoriser ce cadre environnemental exceptionnel bien que sous pression, en le mettant au cœur des enjeux de développement de l’agglomération, dont la croissance est l’une des plus fortes à l’échelle européenne.
Il se poursuit aujourd’hui à travers trois principes d’actions complémentaires issus de la Vision territoriale transfrontalière 2050 :
- La préservation de l’infrastructure écologique (réseau hydrographique, connexions et corridors biologiques) ;
- La reconnexion des milieux naturels, en favorisant la traversée des infrastructures ou en traitant les lisières et les traversées urbaines ;
- La revitalisation des espaces bâtis et agricoles, par la végétalisation et la désimperméabilisation des espaces urbains, par la renaturation du réseau hydrographique, par l’adaptation des pratiques agricoles et forestières.
Le socle du vivant désigne l’ensemble des milieux et ressources naturelles qui permettent à la vie de se développer et de se maintenir. Il s’agit de la base écologique sur laquelle repose tout le reste. Il comprend notamment :
- les sols,
- l’eau (rivières, nappes, zones humides),
- l’air,
- la biodiversité (faune, flore, habitats),
- les continuités écologiques (trames verte et bleue).