samedi09juil.

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Visite guidée et/ou commentée

Chantier participatif et visite nocturne

Samedi 9 juillet 2022.

Le site naturel des Iles de Vougy : modelé par l'homme, reconquis par la nature. Issu de la création de l'autoroute au début des années 70, le site des Iles de Vougy regorge aujourd'hui d'une biodiversité riche et variée. Le site est à la merci des caprices de l'Arve qui peut ici sortir de son lit sans risque, notamment en période de fonte des neiges ou à la suite de pluies intenses. C'est cette variation qui permet justement de maintenir certains milieux naturels en bon état de conservation. On y trouve ainsi une très belle population de Petite massette, espèce rare et protégée qui affectionne les milieux remaniés par les crues. Les bords de l'Arve abritent d'ailleurs les plus belles stations de Haute-Savoie ! Les boisements humides sont également le terrain de jeu et le garde-manger d'un rongeur emblématique : le Castor d'Europe. Dès le crépuscule, les castors arpentent les chenaux secondaires de l'Arve et se transforment en bucherons aguerris, capables d'abattre de gros arbres. Une fois à terre, ils s'en nourrissent (feuilles et jeunes rameaux) et utilisent les branchages pour construire leur hutte-terrier dans les berges. Le site des Iles de Vougy n'est pas uniquement composé de milieux humides. En effet, sur les épis artificiels créés pour protéger l'autoroute des crues, la nature a repris ses droits. On y trouve des milieux plutôt secs avec, au printemps, de nombreuses orchidées sauvages et une petite fougère protégée appelée Langue de serpent, comme le suggère sa forme particulière. Depuis 1988, Asters - Conservatoire d'Espaces Naturels de Haute-Savoie, gère ce site via des financements du Département, du Syndicat Mixte en charge de la gestion de l'Arve (SM3A) et de la société gestionnaire de l'autoroute (ATMB). Les travaux d'entretien des milieux naturels qui sont menés depuis plusieurs années et la végétalisation progressive des berges de la ballastière permettent aujourd'hui à de nombreux oiseaux de trouver un refuge, le temps d'une pause migratoire ou d’un séjour plus long pour donner naissance à une nichée.

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