Contrats corridors biologiques

Contrats corridors biologiques dans le Grand Genève

Le territoire franco-valdo-genevois est aujourd'hui modifié par les activités et infrastructures humaines (voies de communication, zones d'habitation et industrielles, lignes électriques, etc.). Ces aménagements deviennent des obstacles à la circulation de la faune qui a besoin de se déplacer pour se nourrir, se reposer, se reproduire ou conquérir de nouveaux territoires. Ils sont également un obstacle à la dissémination des plantes entrainant ainsi leur isolement, celles-ci se développant par la propagation de leur pollen ou leurs graines. 

L'urgence est aujourd'hui dans la préservation, le maintien et la restauration des corridors biologiques.

Les corridors (ou couloirs) biologiques, sont des éléments de liaison indispensables entre les différents milieux qui permettent le déplacement des espèces, par exemple : bandes  boisées, haies, cours d'eau, pont ou passage sous les voies de communication, etc.

Carte contrats corridors / vert bleu dans le Grand Genève (2017)

Chacun des contrats ont été signés entre 2012 et 2017 (cliquer sur la carte pour voir l'image en HD).

Les contrats corridors biologiques du Grand Genève

Le "contrat corridors biologique" est un outil créé en juillet 2006 par la Région Rhône-Alpes. Il permet de répondre aux objectifs de maintien, de restauration des corridors biologiques et de préservation de la biodiversité.

Le contrat corridors biologiques est une convention entre partenaires privés, collectivités et associations, qui propose un programme d'actions planifié sur 5 ans divisé en quatre volets, réglementaire (REG), travaux (TRA), étude (ETU) et animation (ANI), permettant de répondre aux enjeux suivants : 

  • Inscrire les corridors biologiques dans les documents de planification et permettre ainsi le maintien de connexions biologiques à long terme, à différentes échelles, aussi bien locales que régionales (par exemple maintien des connexions entre le Jura et les Alpes via le Vuache et le Salève) ;
  • Assurer le franchissement des infrastructures de mobilité ;
  • Préserver et gérer les espaces de valeur patrimoniale ou les espaces plus ordinaires ;
  • Intégrer la nature dans les espaces urbanisés ;
  • Communiquer et sensibiliser sur les corridors biologiques par la mise en place d'actions envers les élus, les scolaires, les habitants, etc.

Chaque porteur d’action (Communautés de communes, communes, syndicats, associations, etc.) finance au moins 20 % du coût de la mesure. Les principaux financeurs des contrats corridors sont : la Région Rhône-Alpes, les Conseils généraux de l’Ain et de la Haute-Savoie et l’Agence de l'eau RMC. L’Europe est mobilisée pour les contrats corridors Champagne-Genevois et Arve-Lac au travers d’un projet Interreg. 

Les partenaires de l’agglomération franco-valdo-genevoise font de la préservation de l’environnement, des espaces agricoles et naturels sensibles une première priorité de leurs planifications. Depuis la Charte du Projet d’agglomération franco-valdo-genevois signée en 2007 et dont les engagements ont été confirmés en 2012, des travaux sont conduits à l’échelle du Grand Genève pour préserver ces espaces et leurs connexions.

Sur le bassin franco-valdo-genevois, huit secteurs géographiques ont été jugés prioritaires par rapport au développement de l'urbanisation et ont fait l'objet d'études de base (diagnostic et propositions de mesures) dès 2009.

Depuis 2010, le Grand Genève porte l'élaboration des contrats corridors (définition du programme d'actions) au travers d'un travail multipartenarial. La mise en oeuvre est réalisée par différents porteurs d'action. 

Aujourd'hui, plusieurs contrats ont été signés : "Arve-Lac", "Champagne-Genevois" (2012) et "Vesancy-Versoix" (2014), représentant une première concrétisation du travail mené. D'autres contrats sont en préparation, à différents stades du processus d'élaboration.

D'autres contrats sont prévus à l'échelle du Grand Genève :
  • Bargy-Glières-Môle
  • Mandement-Pays de Gex
  • Promenthouse
  • Salève-Voirons

Arve-Lac

Son périmètre s’étend entre le Léman, les bois de Jussy/Douvaine et les milieux agricoles attenants, les Voirons et l’Arve. D’une superficie d’environ 17 300 hectares il concerne 12 communes suisses et 13 françaises. Il est caractérisé par des grandes entités forestières, un réseau aquatique important, des milieux humides, de nombreuses prairies intraforestières et des espaces agricoles à forte valeur entre montagne et lac.

Champagne-Genevois

Son périmètre se situe sur 19 communes en France et 13 en Suisse, soit 22 465 hectares, et s’étend des crêtes du Salève, du Mont Sion et du Vuache jusqu’à l’Arve et au Rhône. Ce secteur dispose d’une grande diversité de milieux, aussi bien agricoles que naturels, jalonné de nombreuses zones humides. L’ensemble dispose d’une grande valeur biologique, avec la présence de nombreuses espèces menacées.

Vesancy-Versoix

Son périmètre s’étend entre le Léman, la Versoix, la partie ouest du district de Nyon et le nord du pays de Gex. D’une superficie d’environ 17 700 hectares, il concerne 5 communes genevoises, 13 vaudoises et 13 françaises. Il est caractérisé par des massifs boisés, un réseau de milieux humides, de nombreux cours d’eau tels que la Versoix, le Journans, le Lion et des espaces agricoles à forte valeur entre Jura et lac.

 

Etudes de base pour l'élaboration d'un contrat corridors :

 

Essai de cartographie des habitats naturels :

 

Pour bien comprendre les corridors biologiques

Film d'animation issu de l'exposition créée par le Conservatoire des espaces naturels (CEN) Savoie en 2012 sur les corridors Biologiques "Bauges-Chartreuse" et "Chartreuse-Belledonne".